Le puy de dôme fut un lieu de culte gaulois avant de recevoir un temple romain qui
servit de piédestal à la statue colossale de Mercure Dumias. Selon Pline l’Ancien
la fonte de la statue dura dix ans sous la surveillance du sculpteur Zénodore pour
un coût de 4 000 000 de sesterces. Peut-être a-t-il été détruit en même temps que
le temple dans la région de Clermont, qui portait le nom de Vasso Galate selon
Grégoire de Tours, par le Germain Chrocus au 3ème siècle. Le terme de
vassocalati se trouve en effet sur une inscription de la région de Trèves et associé
au dieu Mercure.
Le temple romain du Puy de Dôme fut révélé au jour par les travaux de la
construction d’un observatoire en 1872. Le sanctuaire fut bâti vers 50 après J.-C.
avec des pierres des volcans de Clerziou et du Grand Sarcoui, dont les flancs sont
percés de carrières souterraines. Une chapelle lui succéda au 12ème siècle
portant le nom de Saint-Barnabé, but d’un important pèlerinage jusqu’au 17ème.
C’est en ce siècle, le 19 septembre 1648 précisément, que Florin Périer, sur les
indications de son beau-frère Blaise Pascal, fit des expériences sur la pesanteur
de l’air. Mesurant la colonne de mercure, le bien nommé en cette occasion, sur la
montagne et à Clermont, il put confirmer l’hypothèse de Torricelli que l’air avait un
poids. |